Bientôt 22 000 panneaux solaires à Saint-Thibault

Publié le par Ludovic Francisco

 

panneaux.JPGL’aménageur de Marne-la-Vallée vient d’annoncer la réalisation prochaine d’un parc photovoltaïque. Ce dernier sera implanté sur un terrain de dix hectares, en bordure de l’A104 et de la base de loisirs. Premiers kilowatts produits à la fin 2011.

 

L’intégralité des besoins en électricité des habitants de Saint-Thibault couverts grâce à des panneaux solaires ? Ce devrait être bientôt possible avec la réalisation d’un ambitieux projet sur la commune : l’installation, à l’horizon 2011-2012, d’un parc de production d’énergie solaire. Celui-ci pourrait rapidement produire l’équivalent de la consommation électrique de 6.000 habitants. Au dernier recensement, Saint-Thibault en comptait tout juste cinq cents de plus… « Réussir à rendre Marne-la-Vallée complètement autonome en matière énergétique, bien sûr, cela a toujours été et cela reste plus que jamais l’un de nos objectifs », affirme Pascal Berteaud, directeur d’Epamarne, l’établissement public chargé de l’aménagement de Marne-la-Vallée. Suite à un appel d’offres émis par le ministère de l’Ecologie, dans le cadre du Grenelle de l’environnement qui s’est fixé pour objectif de construire au moins une centrale solaire dans chaque région de France, l’aménageur s’est positionné au côté de la société Voltalia. Ce producteur d’électricité, implanté en France, en Guyane, au Brésil et en Grèce, s’est fait en cinq ans une spécialité de l’énergie renouvelable, qu’il exploite sous plusieurs formes : hydraulique, éolien, biomasse et solaire.

 

Un terrain indiqué pour la production d’énergie solaire

 

La durée mensuelle d’ensoleillement en Ile-de-France, inférieure de 30 % à ce qu’elle peut être en région PACA par exemple, n’a semble-t-il pas dissuadé l’opérateur de construire et d’exploiter à Marne-la-Vallée, lui qui travaille déjà sur un projet comparable à Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) : « L’exploitation de l’énergie éolienne n’est pas pertinente en Ile-de-France, en revanche le photovoltaïque offre des possibilités intéressantes », note Robert Dardanne, le président de Voltalia. Restait à l’aménageur à proposer un terrain adéquat. Celui-ci semble avoir été trouvé : il s’agit d’un terrain de dix hectares, intercalé entre l’A104 et la base de loisirs de Torcy. « Pour implanter des panneaux photovoltaïques, il faut pouvoir disposer d’un espace suffisamment étendu, plat bien sûr, et raccordé au réseau d’électricité. Des terrains de ce type, Il n’y en a pas trente-six sur la ville nouvelle. Ce site présente le double-avantage d’être non-constructible et non-cultivable. C’est un terrain vague parcouru de lignes à très haute tension et dont le sol est médiocre », assure M. Berteaud. En termes de production électrique, l’aménageur et l’exploitant tablent sur une production de 4.726 mégawatt-heure par an, essentiellement durant un intervalle compris entre avril et août. Cette énergie sera directement injectée sur le réseau d’EDF, via des postes de transformation électrique. « L’économie de gaz à effet de serre sera de l’ordre de 568 tonnes équivalent CO2 par an », promet-on.

 

22.000 panneaux étalés sur 10 hectares

 

D’ici la fin 2011, 22.000 panneaux photovoltaïques devraient ainsi être installés, par lots de vingt, sur un millier de structures métalliques. Celles-ci seront montées à un mètre du sol, « afin de laisser passer la lumière et de permettre le passage de la faune ». Constitués de verre et de métal, les panneaux seront « recyclables » et surtout « facilement démontables » : « La durée d’exploitation de ce parc est de vingt ans. Si, au terme de cette période, nous ne sommes pas satisfaits, nous pourrons tout démonter en peu de temps. Si en revanche l’opération est un succès, rien ne nous empêchera de proroger le contrat sur vingt années supplémentaires », précise le directeur d’Epamarne. Très avancé, soutenu par les collectivités locales et les intercommunalités du secteur, le projet est actuellement examiné par le ministère de l’Ecologie, au côté de cinq autres. Si le projet est retenu, l’Etat s’engage à acheter l’électricité produite, à un prix avantageux pour les investisseurs, pendant vingt ans. Et s’il ne l’est pas ? « Il sera malgré tout mené à bien. Nous nous sommes assurés de rentabiliser le projet, qui représente un coût de 25 millions d’euros, sur vingt ans », rassure le président de Voltalia. A noter enfin que le site sera accessible au public : habitants des communes avoisinantes, utilisateurs de la base de loisirs, chercheurs ou doctorants travaillant à la cité Descartes, etc. Il abritera également une station de mesure de l’Institut national de l’énergie solaire (Ines). De quoi consolider, plus que jamais, la position de la cité Descartes en matière de développement durable dans la région…

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Publié dans territoire

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